Formation professionnelle : ce que prévoit le plan de réorganisation de l’Afpa

L’Afpa, l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes, a présenté le 15 septembre 2026 un vaste plan de réorganisation lors d’un conseil d’administration. À la clé : jusqu’à 867 suppressions de postes et 30 centres de formation menacés de fermeture sur les 142 que compte l’établissement public. Un projet qui inquiète autant les salariés que les milliers de stagiaires accueillis chaque année pour se former ou se reconvertir.

Un plan social d’ampleur pour l’Afpa

Selon les syndicats de l’établissement, qui se sont exprimés à l’issue du conseil d’administration, le plan de la direction prévoit la suppression de jusqu’à 867 postes. Trente centres de formation seraient menacés de fermeture, tandis que 68 sites au total pourraient être cédés, entièrement ou partiellement. En parallèle, la direction annonce la création de 400 postes ailleurs dans l’organisation et l’ouverture de treize nouveaux sites en location, dont quatre grands projets de regroupement à Bordeaux, Toulouse, Marseille et Rennes.

Pourquoi l’Afpa traverse cette crise

Cette réorganisation intervient après plusieurs années de recul pour l’établissement. Le nombre de stagiaires accueillis par l’Afpa a chuté de 39 % entre 2021 et 2025, entraînant une baisse de 25 % de son chiffre d’affaires sur la même période. Une érosion que la direction souhaite enrayer en resserrant le réseau autour de sites jugés plus efficaces, quitte à réduire la présence de l’organisme dans certains territoires.

La réaction des syndicats

Dans un communiqué commun, les syndicats CGT, FO et Sud ont rejeté ce plan. Ils estiment que la réponse aux difficultés de l’Afpa « ne peut pas être de considérer l’Afpa comme un coût à réduire », ajoutant que réduire les effectifs « permet de réduire les charges à court terme, mais cela réduit d’autant la capacité de l’Afpa d’exercer ses missions », à savoir l’accueil, l’accompagnement et la formation des publics. Le projet doit encore passer par les instances représentatives du personnel avant d’être mis en œuvre.

Ce que cela signifie pour les stagiaires et demandeurs d'emploi

  • Les stagiaires déjà inscrits dans un centre menacé de fermeture devraient, selon la direction, être réorientés vers un site voisin ou l’un des treize nouveaux sites en location.
  • Les quatre grands regroupements prévus à Bordeaux, Toulouse, Marseille et Rennes pourraient concentrer davantage de filières sur un même site, avec un impact possible sur les temps de trajet des stagiaires.
  • Pour les personnes en recherche active d’une formation qualifiante, mieux vaut se renseigner directement auprès de son centre Afpa ou de France Travail sur le calendrier de la réorganisation avant de s’inscrire.
  • Ceux qui envisagent une reconversion peuvent aussi explorer d’autres pistes, du contrat d’apprentissage classique aux statuts indépendants comme le portage salarial.

Cette actualité s’ajoute à un climat plus large de tensions autour du financement de la formation professionnelle en France, entre réforme annoncée du compte personnel de formation et ralentissement de l’apprentissage. Sur ce dernier point, les filières historiques comme l’apprentissage pour devenir électricien restent une valeur sûre pour celles et ceux qui cherchent une voie professionnalisante rapide. Plus largement, retrouvez nos conseils pratiques pour décrocher un travail et nos analyses dans la rubrique Economie – Finance.

Questions fréquentes

Combien de postes sont concernés par le plan de réorganisation de l’Afpa ?

Jusqu’à 867 suppressions de postes sont envisagées, en partie compensées par la création annoncée de 400 postes ailleurs dans l’organisation.

Quels centres de formation Afpa sont menacés ?

Trente centres sur les 142 que compte l’Afpa seraient menacés de fermeture, et 68 sites au total pourraient être cédés entièrement ou partiellement, remplacés en partie par treize nouveaux sites en location.

Le plan est-il déjà définitif ?

Non. Présenté le 15 septembre 2026 en conseil d’administration, il doit encore être soumis aux instances représentatives du personnel, et les syndicats CGT, FO et Sud ont d’ores et déjà annoncé le rejeter.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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