La France vient de renforcer son maillage de forêts protégées. Neuf réserves biologiques forestières ont été créées ou étendues ces dernières semaines, ajoutant 157 000 hectares de forêt sous protection forte à travers le territoire, de la métropole à la Guyane. Une avancée notable pour la préservation de la biodiversité forestière, portée par l’Office national des forêts (ONF).
Un réseau forestier sous protection renforcée
Sur les neuf sites concernés, huit sont classés en réserve biologique intégrale (RBI) : dans ces espaces, la forêt évolue désormais librement, sans intervention ni exploitation, ce qui permet d’observer sur le long terme la dynamique naturelle des écosystèmes forestiers, du vieillissement des arbres jusqu’à la décomposition du bois mort. Le neuvième site est classé en réserve biologique dirigée, où une gestion conservatoire ciblée reste possible pour favoriser certaines espèces ou certains habitats. Ces créations et extensions ont été officialisées par arrêté ministériel et viennent enrichir un réseau déjà ancien, dont les grands principes remontent aux années 1950, mais qui n’a cessé de s’étoffer à mesure que les enjeux de protection de la biodiversité se sont imposés dans les politiques publiques.
Ce type de mesure complète d’autres initiatives engagées ces derniers mois en faveur des écosystèmes agricoles et naturels, à l’image de l’agroforesterie qui pousse des agriculteurs à replanter des arbres dans leurs champs pour restaurer des continuités écologiques hors des massifs forestiers classés.
La Guyane, fer de lance de la protection forestière française
La plus vaste des neuf réserves se trouve en Guyane : celle des Pitons rocheux d’Armontabo couvre à elle seule plus de 156 000 hectares de forêt tropicale, qualifiée par l’ONF de forêt « d’exception » en raison de sa richesse en espèces endémiques et de son relief particulier, ponctué d’inselbergs granitiques. Le territoire guyanais concentre ainsi l’essentiel de la nouvelle surface protégée, confirmant son rôle central dans la stratégie nationale de conservation. L’objectif affiché par les pouvoirs publics est d’atteindre 250 000 hectares supplémentaires de forêts sous protection forte d’ici 2030, dont 180 000 hectares en Guyane, où les massifs primaires abritent une biodiversité exceptionnelle, encore largement à documenter selon les scientifiques.
Ce cap ambitieux s’inscrit dans un contexte où d’autres écosystèmes hexagonaux sont eux aussi sous tension : c’est le cas des cours d’eau, dont plusieurs ont connu une crise historique de sécheresse cet été, rappelant que la protection des forêts ne peut se penser indépendamment de celle des ressources en eau qu’elles régulent.
S’engager pour la nature près de chez soi
Au-delà des grands massifs forestiers, la préservation de la biodiversité se joue aussi à l’échelle locale. France Nature Environnement organise, du 1er septembre au 4 octobre, la troisième édition de la Fête des Hérissons, un temps fort national dédié à la nature ordinaire des jardins, parcs et rues. Ateliers, sorties nature, interventions en milieu scolaire et conférences sont proposés dans de nombreuses villes pour sensibiliser petits et grands à la cohabitation avec la faune de proximité. Une manière concrète de rappeler que la biodiversité ne se limite pas aux grandes réserves protégées, mais se construit aussi au quotidien, jusque dans les espaces verts urbains où d’autres solutions émergent, comme le rappelle le débat autour du solaire flottant et de son impact sur la biodiversité aquatique.
Ces initiatives, qu’elles soient portées par l’État, l’ONF ou des associations, dessinent une même trajectoire : celle d’une reconnaissance croissante de la valeur des écosystèmes forestiers et de leur rôle dans l’équilibre climatique et environnemental du pays.
Questions fréquentes
Combien de réserves biologiques ont été créées ou étendues ?
Neuf réserves biologiques ont été créées ou étendues en France, pour un total de 157 000 hectares de forêt supplémentaires placés sous protection forte.
Quelle est la différence entre réserve biologique intégrale et dirigée ?
Dans une réserve biologique intégrale, la forêt évolue librement sans aucune exploitation. Dans une réserve biologique dirigée, une gestion conservatoire ciblée reste possible pour favoriser certaines espèces ou certains habitats.
Pourquoi la Guyane concentre-t-elle l’essentiel des nouvelles surfaces protégées ?
La réserve des Pitons rocheux d’Armontabo, à elle seule, couvre plus de 156 000 hectares de forêt tropicale primaire, riche en biodiversité. Les pouvoirs publics visent 180 000 hectares supplémentaires protégés en Guyane d’ici 2030.
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Sources
- ONF – Biodiversité : neuf réserves biologiques renforcent le réseau des forêts sous protection forte
- Outremers360 – Forêt : neuf réserves biologiques créées ou étendues en France, la plus grande en Guyane
- France Nature Environnement – La Fête du Hérisson revient du 1er septembre au 4 octobre
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale