Instagram et Facebook jugés trop addictifs par Bruxelles : ce qui pourrait changer pour les utilisateurs

La Commission européenne a conclu, de façon préliminaire, qu’Instagram et Facebook enfreignent la législation européenne sur les services numériques en raison de leur conception jugée trop addictive. Défilement infini, lecture automatique des vidéos, notifications en cascade : Bruxelles pointe des mécanismes pensés pour retenir l’utilisateur le plus longtemps possible, au détriment de son bien-être. Pour les millions de Français inscrits sur ces plateformes, la décision pourrait, à terme, changer concrètement l’expérience quotidienne des deux réseaux de Meta.

Ce que reproche Bruxelles à Meta

Dans le cadre du Digital Services Act (DSA), le règlement européen qui encadre les grandes plateformes numériques, la Commission a examiné en détail l’architecture d’Instagram et de Facebook. Ses conclusions préliminaires pointent plusieurs fonctionnalités : le défilement infini qui supprime toute pause naturelle dans la navigation, l’autoplay qui enchaîne les vidéos sans action de l’utilisateur, les notifications push conçues pour provoquer un retour rapide dans l’application, et des algorithmes de recommandation très personnalisés qui maximisent le temps passé en ligne.

Selon Bruxelles, Meta n’aurait pas correctement évalué les risques que cette conception représente pour la santé mentale des utilisateurs, en particulier des mineurs et des personnes vulnérables. Les outils de contrôle parental existants sont également jugés insuffisants, car leur efficacité dépend d’une maîtrise technique que tous les parents n’ont pas. Ce dossier s’inscrit dans la continuité des débats sur l’encadrement de l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux, un sujet déjà largement débattu en France.

Quelles conséquences pour les utilisateurs français ?

Pour l’instant, rien ne change immédiatement dans l’application : la procédure n’est encore qu’à un stade préliminaire. Meta dispose d’un délai pour répondre aux griefs de la Commission et pourra, le cas échéant, faire appel d’une décision finale. Mais si l’infraction est confirmée, l’entreprise s’expose à une amende pouvant atteindre 6 % de son chiffre d’affaires mondial, et surtout à l’obligation de revoir en profondeur l’interface de ses applications : fin probable du défilement sans limite, rappels de pause plus visibles, ou encore paramétrage par défaut moins addictif pour les comptes de mineurs.

Cette affaire s’ajoute à une tendance de fond déjà perceptible chez les internautes français. Plusieurs études récentes montrent que les utilisateurs consomment davantage de contenu tout en publiant de moins en moins, signe d’un rapport aux réseaux sociaux de plus en plus passif, voire subi.

Reprendre la main en attendant la décision finale

En attendant l’issue de la procédure européenne, plusieurs réglages permettent déjà de limiter l’effet addictif des applications :

  • Désactiver l’autoplay des vidéos dans les paramètres de lecture de l’application ;
  • Couper les notifications non essentielles plutôt que de les laisser toutes activées par défaut ;
  • Activer les rappels de temps d’écran proposés nativement par Instagram et Facebook ;
  • Utiliser les outils de contrôle parental pour les comptes de mineurs, même imparfaits ;
  • Privilégier des temps de consultation définis plutôt qu’un défilement sans fin.

Des internautes cherchent aussi activement des méthodes pour reprendre la main sur leur fil d’actualité, en filtrant les comptes suivis ou en réduisant le temps passé sur l’application. Ce dossier Meta pourrait accélérer la généralisation de ces outils de reprise de contrôle, qu’ils soient proposés par les plateformes elles-mêmes ou imposés par la régulation.

Plus largement, le sujet de la protection des mineurs face aux usages numériques reste une priorité européenne, comme l’illustre le débat autour du Kids Act européen sur les réseaux sociaux et les chatbots IA. L’affaire Meta s’inscrit dans ce mouvement plus vaste de régulation des pratiques numériques jugées à risque pour les publics les plus jeunes.

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Questions fréquentes

Instagram et Facebook vont-ils changer tout de suite ?

Non. La décision de la Commission européenne n’est encore que préliminaire. Meta peut répondre aux griefs et, si une décision finale d’infraction est prise, contester en appel. Les changements concrets d’interface, s’ils ont lieu, n’interviendront qu’après la fin de cette procédure.

Quels réglages permettent déjà de réduire l’effet addictif des applications ?

Désactiver l’autoplay des vidéos, limiter les notifications, activer les rappels de temps d’écran et fixer des plages de consultation précises sont des réglages disponibles dès maintenant dans les paramètres d’Instagram et de Facebook.

Quelle amende Meta risque-t-elle en cas d’infraction confirmée ?

Le Digital Services Act prévoit une amende pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel de l’entreprise concernée, en plus de l’obligation de corriger les pratiques jugées non conformes.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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