Applications de rencontre : ce que révèlent les derniers chiffres sur les arnaques sentimentales

Trouver l’amour en ligne reste une pratique courante, mais elle attire aussi de plus en plus d’escrocs. Les arnaques sentimentales sur les applications de rencontre progressent, et les derniers chiffres publiés par les autorités et les éditeurs de solutions de sécurité donnent une idée précise de l’ampleur du phénomène.

Une menace en hausse constante, confirmée par les autorités

Dans son rapport d’activité 2025, publié en mars 2026, Cybermalveillance.gouv.fr confirme que les escroqueries sentimentales figurent parmi les menaces cybercriminelles en progression régulière depuis plusieurs années. Du côté des forces de l’ordre, la police nationale a validé 3 400 signalements pour arnaque sentimentale en 2024, un chiffre en hausse constante depuis 2021.

Un détail interpelle particulièrement les experts : seuls 5 à 15 % des victimes déposent réellement plainte. La honte ressentie après avoir été trompé, ou le sentiment que la démarche n’aboutira à rien, dissuadent une grande partie des personnes concernées de signaler les faits. Le nombre réel de victimes serait donc largement supérieur aux statistiques officielles.

Des dizaines de millions de tentatives bloquées dans le monde

Les chiffres de l’industrie de la cybersécurité confirment cette tendance à l’échelle mondiale. L’éditeur Gen, maison mère de Norton, indique avoir bloqué 20 millions de tentatives d’arnaques sur des applications de rencontre au seul premier trimestre 2026, tous pays confondus. Selon les mêmes études, 34 % des utilisateurs d’applications de rencontre déclarent avoir déjà été visés par une tentative d’arnaque sentimentale dans le monde, et 64 % d’entre eux affirment en avoir été effectivement victimes.

Ces arnaques suivent généralement un même schéma : un profil séduisant mais flou, une relation de confiance construite sur plusieurs semaines, puis une demande d’argent justifiée par une urgence (frais médicaux, blocage administratif, projet de voyage pour se rencontrer). L’essor de l’intelligence artificielle et des deepfakes rend aujourd’hui ces profils encore plus crédibles qu’auparavant.

Les réflexes recommandés pour se protéger

  • Se méfier d’une relation qui progresse anormalement vite, avec des déclarations d’amour précoces
  • Vérifier l’identité de son interlocuteur via une recherche d’image inversée des photos de profil
  • Ne jamais envoyer d’argent, de coordonnées bancaires ou de documents d’identité à une personne rencontrée en ligne et jamais vue en face à face
  • Se méfier de tout appel vidéo étrangement court ou de mauvaise qualité, un signe possible de deepfake
  • Signaler tout profil suspect directement sur l’application et, en cas de préjudice, sur la plateforme Rencontre – Réseaux ou auprès de Cybermalveillance.gouv.fr

Au-delà des applications de rencontre, la vigilance reste de mise sur l’ensemble des activités en ligne, où les techniques d’ingénierie sociale se recyclent d’une plateforme à l’autre. Les associations de consommateurs rappellent régulièrement les bons réflexes à adopter, y compris dans les rubriques à savoir consacrées à la sécurité numérique du quotidien.

Questions fréquentes

Comment reconnaître une arnaque sentimentale ?

Les signaux d’alerte les plus fréquents sont une relation qui progresse très vite, un refus systématique de tout appel vidéo ou rencontre physique, et une demande d’argent justifiée par une urgence soudaine.

Que faire si l’on pense avoir été victime ?

Il faut cesser tout contact et tout versement immédiatement, conserver les échanges comme preuves, signaler le profil à la plateforme concernée, puis déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie et solliciter l’assistance de Cybermalveillance.gouv.fr.

Pourquoi si peu de victimes portent-elles plainte ?

Selon Cybermalveillance.gouv.fr, la honte liée à ce type d’arnaque et le doute sur l’efficacité d’une plainte expliquent que seuls 5 à 15 % des victimes franchissent le pas, ce qui complique l’évaluation exacte du phénomène.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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